La Paria

Publié le 29 Septembre 2008

Je le sais, je deviens folle,
J'ai dans la tête comme une farandole,
mon corps est douloureux
et mon esprit guère courrageux.

Je fus jadis plus audacieuse,
c'était bien avant d'être scandaleuse.
Je n'ai plus aucune raison d'être,
je n'aurai jamais du naitre.

A présent je ferme les yeux,
je ne sens pas encore la morsure du feu,
la sentirai-je même un jour
convoitée par tant de vautours?

Je me souviens...
Au labeur de mon incroyable destinée
j'ai préféré la facilité de ma fatalité.
A présent je ne suis plus rien. Rien.

Oh! Mais j'ai glorieusement réussi,
j'excèle à gâcher ma vie.
J'ai usé de tout mon talent,
et récolté un bonheur absent.

Je suis riche de ma misère,
raison de mes rires amers;
Je ne suis plus que souffrance et laideur,
j'ai récolté les traits de mon malheur.

Rédigé par Roxane

Publié dans #Poèmes

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